Fondation Auschwitz - Analyses et études de 2026
Analyses et études de 2026
2023ANALYSES

Quisling: The Final Days (Erik Poppe, 2024) retrace les derniers jours de Vidkun Quisling – dirigeant norvégien et principal artisan de la collaboration avec les nazis – avant son exécution en octobre 1945.


Spécialiste de la Shoah et de l’antisémitisme en France au XXe siècle, Tal Bruttmann revient sur son travail consacré à l’Album d’Auschwitz et sur la nécessité de soumettre les images nazies à une critique rigoureuse.


  • Frédéric Crahay (Mémoire d'Auschwitz ASBL) : À propos des réseaux sociaux : #271k sur TikTok : anatomie d'un négationnisme de l'ère algorithmique (PDF bientôt disponible)

Le hashtag #271k détourne un document administratif de 1979 – des Archives d'Arolsen, relatif aux seuls actes de décès délivrés sur demande dans treize camps – pour le présenter frauduleusement comme le décompte total de la Shoah, perpétuant ainsi un mensonge négationniste forgé dans les années 1950 et exploité par les négationnistes. Sur TikTok, ce chiffre se diffuse sous forme de mèmes et de codes qui contournent la modération automatisée, banalisant la négation de la Shoah auprès d'un public jeune via l'algorithme de recommandation. Cette analyse appelle à une réponse systémique – éducation numérique, responsabilisation des plateformes et IA contextuelle – face à cette mutation du négationnisme classique en signal viral et codé.



La lutte contre le nazisme ne s'est pas limitée à l'aspect militaire : elle a aussi reposé sur un vaste réseau clandestin qui n'aurait jamais pu opérer sans celles que l’on désigne aujourd’hui comme les femmes de l'ombre. L’histoire de Lise de Baissac constitue un exemple magistral.


Bien que l'Église ait parfois été critiquée pour sa passivité durant la Seconde Guerre mondiale, il convient de rappeler que nombreux ont été les prêtres qui, au contraire, ont fait preuve d'un courage exemplaire face à la barbarie du régime national-socialiste. Rejetant fermement l'idéologie nazie et ses crimes, plusieurs d'entre eux, guidés par un profond attachement aux valeurs humanistes, se sont engagés activement dans la Résistance. Cette dynamique s’illustre notamment à travers le personnage de l’Abbé Alexandre Glasberg, un Juif converti au catholicisme.


  • Nathalie Peeters (Mémoire d'Auschwitz ASBL) : Barbara Ledermann. L'âge de l'innocence, le chemin de la résistance (PDF bientôt disponible)

Lors de la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses personnes ont rejoint la Résistance afin de défendre leurs idéaux et protéger leur pays. Certaines ont fait preuve d’un courage et d’une volonté remarquables nonobstant leur jeune âge. Le parcours de Barbara Ledermann illustre parfaitement cet état d'esprit : elle a refusé de se soumettre à l'occupant et a choisi de lutter activement au mépris de tous les dangers.


Au-delà de sa consécration internationale en tant que mime, il convient de rappeler l'implication active de Marcel Marceau dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. En défiant la peur et la mort, il a porté les valeurs d’une humanité courageuse et résiliente au cœur d'une période dominée par la haine.


La plupart des gens ont entendu parler d’Oskar Schindler, mais peu connaissent Otto Weidt, un farouche opposant aux nazis. Celui-ci a été reconnu comme Juste parmi les Nations le 7 septembre 1971.


Sorti en 2002, le chef-d’œuvre réalisé par Roman Polanski, Le Pianiste, s’inspire de l’autobiographie de Władysław Szpilman, un musicien juif polonais. Il nous révèle un récit surprenant d’humanité manifestée par Wilhelm (Wilm) Hosenfeld, un officier de la Wehrmacht.


  • Nathalie Peeters (Mémoire d'Auschwitz ASBL) : Hermine Braunsteiner : La « jument » de Majdanek (PDF bientôt disponible)

Des dizaines de milliers de femmes adhérèrent au projet nazi, animées par une profonde conviction idéologique. Dans un univers profondément patriarcal et militarisé, où elles étaient perçues comme inférieures et vulnérables, elles cherchèrent parfois à s’affirmer en adoptant les codes de violence du régime. Parmi une multitude d'exemples, cet article se focalisera en particulier sur le profil glaçant et sinistre de l'Aufseherin (surveillante de camp) Hermine Braunsteiner, appelée Kobyla (jument en polonais) en raison de son comportement brutal envers les détenues.


Sous le régime national-socialiste, outre le tristement célèbre Josef Mengele, de nombreux médecins ont violé le serment d’Hippocrate, faisant fi de toute considération éthique et morale. Certains cherchant à acquérir une renommée scientifique, d’autres cédant à leurs inclinations sadiques en toute impunité tel Aribert Heim surnommé le « Docteur la Mort ».


En revenant sur les circonstances qui ont conduit Hitler au pouvoir, l’historien Johann Chapoutot montre que l’effondrement de Weimar relève moins d’un destin inéluctable que de choix, de calculs et de renoncements politiques.


Historien de Vichy et de la persécution des Juifs en France, Laurent Joly retrace la manière dont a été écrite l’histoire de Vichy depuis 1945 : une longue bataille opposant histoire savante et mémoires militantes.


De Sophie Scholl à Inge Deutschkron, en passant par des figures bien moins connues, elles étaient ouvrières, étudiantes, juristes, aristocrates, etc. De convictions diverses, mais toutes résistantes. Le livre d’Hélène Camarade invite à redécouvrir des femmes qui ont dit non au national-socialisme.


  • Sarah Timperman (Mémoire d'Auschwitz ASBL) : Chaïm Kaliski au mahJ à Paris (PDF bientôt disponible)

Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ) à Paris expose l’histoire et le patrimoine des communautés juives de l’Antiquité à nos jours. C'est dans cet écrin qu'est présentée la toute première exposition en France consacrée à Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015), artiste belge d'art brut dont l’œuvre a été façonnée par le traumatisme de la Shoah. Doté d’une immense culture, hypermnésique et probablement atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, cet artiste singulier a fait du dessin son mode d’expression privilégié.


Les interrogations qui planent sur l’implication de la SNCB dans les déportations (travailleurs forcés, prisonniers politiques, Juifs et Tsiganes) sous l’occupation allemande sont longtemps restées sans réponse. L’exposition ouverte en septembre 2025, au musée Train World, aborde ces questions avec un bel effort de contextualisation.

Contact

Fondation Auschwitz – Mémoire d'Auschwitz ASBL
Rue aux Laines, 17 boîte 50 – B-1000 Bruxelles
   +32 (0)2 512 79 98
   info@auschwitz.be
BCE Fondation Auschwitz : 0876787354
BCE Mémoire d'Auschwitz : 0420667323

Bureaux ouverts du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h 30,
accès uniquement sur rendez-vous.

 fbinstagram logologo_Xinyt

Devenir membre

Pour devenir membre de l'ASBL Mémoire Auschwitz, il suffit de nous contacter et de verser, ensuite, la somme de 50,00 € sur le compte IBAN BE55 3100 7805 1744 – BIC BBRUBEBB avec la communication « Cotisation 2026 ». Ceci donne droit aux deux numéros de 2026 de notre revue scientifique Témoigner. Entre histoire et mémoire.

DONS

Par ailleurs, tout don supérieur ou égal à 40,00 € (en un ou plusieurs versements) donne droit à une réduction d'impôts pour les contribuables belges.
En communication, précisez bien qu'il s'agit d'un « Don » et veuillez mentionner votre numéro de registre national ; il est obligatoire depuis 2024 pour bénéficier de la réduction.

S'abonner

à notre newsletter en français
captcha 
J'accepte la Politique de confidentialité
Le site Internet de la Fondation Auschwitz et de l'ASBL Mémoire d’Auschwitz utilise des cookies pour faciliter la navigation sur ce site web et permettre l’utilisation de ses fonctionnalités. Si vous continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies.